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Note de la rédactrice

Note de la rédactrice Allison Finnamore

Les conditions météorologiques au Canada sont toujours un sujet de conversation privilégié, surtout chez les producteurs agricoles. Tandis que certaines parties de l'Ouest canadien sont aux prises avec la grêle et la pluie, les habitants du Canada atlantique sont confrontés à du temps chaud sans précédent et se préparent à subir les restes des ouragans qui progressent vers le nord, causant des vents violents et des pluies abondantes. Nous vous proposons aujourd'hui quelques articles qui examinent les répercussions des conditions météorologiques sur les cultures, ainsi que plusieurs autres reportages.

Vos commentaires, vos questions et vos idées d'articles sont toujours les bienvenus. Vous pouvez communiquer avec nous en écrivant à allison@finnamore.ca.


1. Hausse du nombre de réclamations des sinistrés de la grêle

La Canadian Crop Hail Association signale des hausses assez légères du nombre de réclamations des sinistrés de la grêle en Alberta et au Manitoba au cours des deux ou trois dernières semaines, et ne rapporte qu’une hausse modeste en Saskatchewan.

L’association affirme que même si le nombre de demandes d’indemnisation reçues jusqu’ici n’est pas aussi élevé par rapport à certaines années, les dommages touchent de nombreuses régions géographiques et les experts en sinistres sont en train de procéder aux visites des lieux. On invite les producteurs qui doivent récolter avant la visite d’un expert à communiquer avec leur compagnie d’assurance pour obtenir des directives sur la façon de créer des bandes de contrôle pour les experts.

En Alberta, le nombre total de réclamations des sinistrés de la grêle atteint près de 2 600 – en hausse par rapport à environ 1 900 il y a deux semaines. Ce nombre ne comprend pas les demandes au titre de la couverture d’assurance-récolte.

Les demandes d’indemnisation reçues au cours des deux dernières semaines proviennent des quatre coins de la région. Le 11 août, une tempête qui a produit des grêlons de la taille d’un petit pois a causé des dommages dans les régions d’Okotoks, d’Empress, de Claresholm, de Stavely et de Nanton.

Le 12 août, la grêle a frappé les régions de Del Bonita, de Starland County, de Leduc, de Barrhead et de Westlock. Le 16 août, des réclamations sont provenues de nombreuses régions. On continue de recevoir un nombre élevé de demandes d’indemnisation liées à la tempête qui a frappé Olds, Three Hills, Airdrie, Strathmore, Drumheller, Hanna et Okotoks le 22 août. Bon nombre de ces réclamations concernent des dommages graves.

En Saskatchewan, le nombre de réclamations dépasse maintenant 10 000, en hausse d’environ 2 000 depuis le dernier rapport publié il y a deux semaines. La majorité de ces demandes découlent des tempêtes du 11 et du 12 août.

De nombreuses régions de la province ont été touchées, mais un nombre particulièrement élevé de demandes provient du sud-ouest, notamment de municipalités comme Beaubier, Oungre, Torquay, Weyburn, Alameda, Frobisher, Redvers et Moosomin. Quelques cantons dans la région de Alameda-Estevan ont subi jusqu’à cinq différentes tempêtes cette année. Selon l’association, le fait que des tempêtes à répétition frappent une même région complique le processus d’expertise.

Au Manitoba, les réclamations des sinistrés de la grêle dépassent maintenant 2 400, en hausse de près de 600 depuis deux semaines. Même si le nombre de réclamations des sinistrés de la grêle est relativement faible, de nombreuses tempêtes ont frappé différentes régions de la province, notamment la journée du 12 août, où la température et l’humidité étaient très élevées.

Les régions touchées comprennent Roblin, Swan River, Birtle, Benito, Austin, Westbourne, Portage la Prairie, Notre-Dame-de-Lourdes, Lowe Farm et Sperling.

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2. Adoption d’un code des bâtiments agricoles

Le Manitoba a adopté un nouveau code des bâtiments agricoles destiné à accroître la sécurité des bâtiments et à mieux protéger le bétail et les biens meubles contre les incendies.

Jennifer Howard, ministre provinciale du Travail et de l’Immigration, affirme que le gouvernement provincial entend jouer la carte de la sécurité.

« Nous voulons être certains que tous les efforts raisonnables sont déployés pour protéger des vies, que ce soit celle du bétail, des producteurs ou des pompiers appelés pour combattre un incendie », déclare Mme Howard.

Les changements toucheront uniquement les nouvelles constructions ou les bâtiments qui subissent des rénovations majeures, les immeubles résidentiels n’étant pas concernés. Les exigences à satisfaire sont les suivantes :

- Les combles doivent être dotés de coupe-feu tous les 300 mètres carrés, et des systèmes d’alarme incendie doivent être installés dans tous les bâtiments agricoles visés par le code.

- La distance à parcourir pour atteindre une sortie doit être inférieure à 30 mètres dans tous les bâtiments.

- Tous les nouveaux bâtiments et toutes les rénovations majeures doivent être certifiés par un ingénieur de structures.

Les fonctionnaires provinciaux affirment que les règlements offriront une certaine flexibilité pour faire en sorte que la construction remplisse l’objectif de sécurité-incendie. Étant donné la variété de conception des bâtiments, les codes permettront des équivalences qui seront examinées par le comité responsable du code des bâtiments agricoles du Manitoba (Manitoba Farm Building Code Committee) qui relève du Bureau du commissaire aux incendies.

La mise en place de codes permettra, par ailleurs, l’établissement d’une norme, de sorte qu’il sera plus facile pour les producteurs d’obtenir une assurance, ajoute la ministre.

Ces changements sont apportés à la suite d’une consultation avec le bureau du commissaire provincial aux incendies, le ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Initiatives rurales du Manitoba, des producteurs et des groupes intéressés, dont la Vegetable Growers Association of Manitoba, le Manitoba Pork Council, le secteur de l’assurance, des groupes de défense du bien-être animal, et Keystone Agricultural Producers, indique la ministre.

Ian Wishart, président de Keystone Agricultural Producers, observe que les producteurs veulent prendre toutes les précautions pour prévenir les incendies et que l’organisation est satisfaite du processus de consultation constructif.

« Nous pensons que ces nouvelles normes constituent une approche pratique et sensée en matière de sécurité-incendie », commente-t-il.

Avant ces changements, la Loi sur les bâtiments et les maisons mobiles excluait tous les bâtiments agricoles, à l’exception des immeubles résidentiels, des exigences du Code du bâtiment du Manitoba. En vertu des changements, tous les bâtiments agricoles d’une superficie supérieure à 600 mètres carrés, construits après l’entrée en vigueur des dispositions législatives, le 1er novembre, devront être conformes au code des bâtiments agricoles.

Pour obtenir plus d’informations, communiquer avec le Bureau du commissaire aux incendies en composant le 204-945-3322 ou le numéro sans frais 1-800-282-8069.

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3. Le syndrome de la mort subite touche le soja en Ontario

Les spécialistes des ravageurs et de la pathologie des cultures reçoivent un nombre croissant d'appels de producteurs agricoles de l'Ontario au sujet du syndrome de la mort subite (SMS) qui touche le soja.

Albert Tenuta, phytopathologiste spécialiste des grandes cultures au ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario (MAAARO), à Ridgetown, indique que depuis deux semaines, les inquiétudes des agriculteurs se sont intensifiées.

« Les symptômes dans les champs sont encore plus prononcés maintenant », dit-il, les conditions arides les faisant ressortir clairement dans les tournières et sur les tertres.

Le SMS survient lorsque le champignon Fusarium virguliforme infecte les racines du plant de soja, ce qui entraîne l'apparition soudaine de taches jaunes et brunes, suivie du pourridié et de la défoliation.

Certaines régions des États-Unis où l'incidence de la maladie est élevée ont subi des pertes de rendement de 100 p. 100.

M. Tenuta indique que le nématode à kyste du soja est l'un des principaux responsables du SMS. En outre, le compactage du sol et un ruissellement déficient créent des conditions propices au développement du champignon à l'origine du SMS.

Certains experts considèrent le SMS comme l'une des maladies du soja les plus difficiles à combattre. Un bon moyen de protéger le soja consiste à semer des variétés rustiques à haut rendement dont la tolérance à la maladie est établie. Entre autres stratégies, on recommande aussi de lutter contre le nématode du soja, d'améliorer l'écoulement de l'eau du sol et de semer le soja un peu plus tard dans la saison si les conditions sont fraîches et que le sol est humide au printemps.

« Cette maladie est en croissance en Ontario, souligne M. Tenuta, et (les producteurs) doivent en tenir compte dans leurs plans futurs. »

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4. Des experts du secteur biologique unissent leurs forces

Un investissement de 6,5 millions de dollars octroyé au secteur biologique du Canada permettra de regrouper l'expertise scientifique du milieu universitaire, de l'industrie et du gouvernement en vue de l'élaboration de processus plus efficaces et plus rentables pour les producteurs biologiques.

Le ministre de l'Agriculture, Gerry Ritz, affirme que le regroupement de la recherche de pointe créera des débouchés pour l'industrie canadienne des produits biologiques.

« En créant cette équipe d'élite, nous pouvons maximiser cet investissement et concentrer les efforts des chercheurs canadiens possédant de l'expertise en matière de produits biologiques sur les recherches qui sont les plus susceptibles de procurer un avantage concurrentiel rentable aux agriculteurs », dit-il dans un communiqué.

La Fédération biologique du Canada (FBC) gèrera cet investissement de manière à répondre aux priorités des producteurs du secteur biologique. Les recherches porteront principalement sur la fertilité des sols, la culture des céréales, la production en serre et la transformation des aliments. La grappe scientifique participera également au développement d'une marque reconnaissable et de grande qualité afin de contribuer à positionner le Canada comme un chef de file de la production biologique et d'aider les agriculteurs à agrandir leur exploitation.

Ted Zettel, président de la FBC, estime que ce projet constitue un jalon clé « dans le développement de ce segment assez nouveau mais en croissance rapide de l'agriculture canadienne, soit les aliments biologiques ». 

En partenariat avec la FBC, le Centre d'agriculture biologique du Canada (CABC) a joué un rôle clé dans l'obtention d'une contribution de 2,2 millions de dollars de l'industrie pour la réalisation de ce projet.

Le gouvernement fédéral note que le secteur biologique canadien s'est développé considérablement au cours des 10 à 15 dernières années. Les ventes au détail de produits alimentaires biologiques au Canada se chiffraient à plus de deux milliards de dollars en 2008.

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5. Intensification des efforts entrepris en faveur de l'énergie verte

Les producteurs agricoles de l'Ontario applaudissent la décision de délaisser l'utilisation du charbon au profit de la biomasse à la centrale Atikokan, et y voient un signe que l'énergie de la biomasse continue de gagner des alliés à l'assemblée législative provinciale.

La province affirme que la conversion sur trois ans de la centrale Atikokan, située à environ 200 kilomètres au nord-ouest de Thunder Bay, créera jusqu'à 200 emplois dans la construction et une vingtaine d'autres emplois dans le domaine de la production des granules de bois qui alimenteront cette usine. L'établissement produira assez d'énergie pour alimenter 15 000 foyers.

Cette conversion « rapprochera l'Ontario de son objectif qui consiste à éliminer toute production d'électricité à partir du charbon d'ici la fin de 2014 », affirme la province, qui est déterminée à abandonner le charbon et note qu'en 2009, la production d'énergie des centrales au charbon de l'Ontario a atteint son niveau le plus bas en 45 ans - en baisse de plus de 70 p. 100 par rapport à 2003.

Nombre d'intervenants, dont le gouvernement provincial de l'Ontario et la Fédération de l'agriculture de l'Ontario (FAO), considèrent la biomasse comme une source d'énergie de substitution à l'énergie produite au charbon. En fait, la fédération aide à tracer la voie à suivre pour la production de biomasse agricole à grande échelle pour les usines alimentées à la biomasse, notamment à la centrale de Lambton, dans le sud-ouest de l'Ontario, où l'on produit cultures et biomasse en abondance.

La fédération a lancé un plan de recherche triennal dans le but de mettre au point des cultures destinées à la production de biocombustibles, dont le panic raide et le miscanthus commun. Les représentants de la fédération affirment que ce plan aidera les agriculteurs à essayer diverses pratiques agronomiques et diverses plantes aux fins de la production de biomasse agricole destinée à la production d'électricité. 

« Grâce à la production d'énergie à partir de la biomasse, le secteur agricole de l'Ontario peut contribuer activement à répondre au besoin de la province en matière d'air pur et d'eau propre, de nourriture et d'énergie verte, dit Don McCabe, vice-président de la fédération. (Notre) travail aidera les agriculteurs de l'Ontario à atteindre un niveau d’offre suffisant pour cesser d'alimenter des centrales au charbon d'ici à 2014. »

Des efforts de recherche soutenus par la province sont aussi déployés à l'Université de Guelph en vue de déterminer quelle quantité de biomasse peut être retirée des champs sans danger d'endommager la structure du sol et sans en réduire la productivité.

On prévoit qu'une partie de l'offre de biomasse sera constituée de cultures produites à cette fin, comme celles qu'étudie la fédération, et qu'une autre source sera la biomasse qui retournerait normalement au champ pour contribuer à maintenir et à accroître la matière organique.

Les avenues explorées pour permettre de conserver des sols sains comprennent l'utilisation régulière de cultures de couverture, le retrait moins fréquent des résidus (tous les deux ou trois ans plutôt que chaque année), et des rotations culturales complexes comme un cycle maïs-soja-blé-trèfle rouge.

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6. Récolte des pommes la plus précoce depuis des décennies dans les Maritimes

Pour les pomiculteurs des Maritimes, le temps doux enregistré au printemps et les conditions qui sont demeurées excellentes par la suite font en sorte que le début de la récolte est le plus précoce depuis des décennies.

« À un certain moment de la saison, les pomiculteurs étaient en avance de trois semaines par rapport à la normale », indique Dela Erith, directrice exécutive de la Nova Scotia Fruit Growers' Association. « Vers la fin du printemps, il y a eu un ralentissement - mais les producteurs ont encore entre sept et dix jours d'avance sur l'horaire. J'ai entendu un producteur dire que la récolte n'a pas commencé aussi tôt depuis 1946. Ce ne sont que des ouï-dire, mais cela montre clairement qu'il faut remonter très loin dans le temps pour trouver un début de récolte aussi hâtif. »

Michael Van Meekeren, qui participe à l'exploitation de l'entreprise de production et d'emballage de pommes de sa famille, à Lakeville, en Nouvelle-Écosse, indique qu'à la fin de la dernière semaine d'août, la variété Jersey Mac avait été entièrement récoltée, et que la récolte des variétés Paula Red et Ginger Gold allaient bon train.

M. Van Meekeren indique que d'ordinaire, le début de la récolte varie de quelques jours, mais que l'année 2010 est exceptionnelle. Comme les pommes ne sont pas une culture particulièrement fragile et qu'elles se conservent bien pendant l'hiver, un début de récolte précoce n'est pas essentiel pour obtenir une bonne récolte - bien que cela réduise les risques de dommages causés par le gel plus tard pendant l'année. Et pour les grossistes comme M. Van Meekeren (dont les fruits sont commercialisés sous la marque Wink), le temps doux peut procurer un avantage commercial.

« En temps normal, la récolte des pommes en Ontario commence deux semaines plus tôt qu'en Nouvelle-Écosse. Il y a habituellement une période au cours de laquelle les pomiculteurs ontariens vendent leurs fruits ici, avant que nous ayons la chance de le faire. La récolte hâtive procure donc un avantage, en ce sens qu'elle permet à nos pommes d'arriver sur les tablettes plus tôt et de s'approprier ce marché. »

Mme Erith partage cet avis.

« Étant donné que la récolte de la Nouvelle-Écosse se retrouvera dans les épiceries avec sept à dix jours d'avance, les consommateurs auront la chance de déguster plus tôt les pommes de la campagne 2010, dit-elle. Autrement dit, les pommes de la Nouvelle-Écosse seront sur les marchés national et internationaux avant celles qui proviennent des autres régions. »

Les agriculteurs au Nouveau-Brunswick et à l'Île-du-Prince-Édouard (où la production des pommes est très restreinte) bénéficient eux aussi du temps chaud qui perdure.

Mme Erith estime que la récolte totale de pommes cette année se chiffrera à environ 2,2 millions de boisseaux, en baisse d'environ six pour cent par rapport à l'année dernière. Elle indique que ce recul est attribuable au renouvellement en cours des vergers, où les nouveaux arbres ne produisent pas encore à leur maximum.

La seule ombre au tableau pour ce qui est de la récolte des pommes à l'heure actuelle semble être le risque de dommages laissés par la saison des ouragans. Au moment d'écrire ces lignes, l'ouragan Earl remontait la côte Est des États-Unis, et pourrait toucher la Nouvelle-Écosse sur sa trajectoire.

Toutefois, M. Van Meekeren mentionne que même ce risque ne constitue pas une préoccupation majeure.

« Nous savons que les pommes et les pommiers sont très résistants au vent, dit-il. Les arbres et les fruits semblent tenir bon. Je ne pense pas que les restes d'ouragans posent un grave problème. »

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7. Recherche sur les maladies et les ravageurs des raisins

Un financement de 2,1 millions de dollars aidera les producteurs de raisins de la Colombie-Britannique à combattre les maladies et les ravageurs.

Des chercheurs s’emploieront à accroître les qualités sensorielles et aromatiques des raisins et à déterminer de nouvelles méthodes de lutte contre les deux ravageurs des raisins les plus courants, ainsi que des techniques de gestion des maladies et de conservation de l’eau.

Hans Buchler, président du B.C. Wine Grape Council, mentionne que ce financement fédéral est important pour l’industrie et permettra de rehausser les pratiques durables ainsi que la qualité du raisin et du vin.

« Ce financement [...] nous aidera à continuer de nous adapter au changement climatique et à l’évolution des complexes de ravageurs et de maladies, ainsi qu’à répondre aux exigences évolutives des consommateurs », dit-il.

L’industrie du raisin et du vin de la Colombie-Britannique connaît un essor considérable depuis 20 ans. En 2009, la superficie consacrée au raisin atteignait près de 10 000 acres, et environ 160 fabriques de vin étaient en activité. Pour rester concurrentiels, les producteurs mettent l’accent sur des produits de haute qualité ayant une faible incidence sur l’environnement.

Ce projet est financé dans le cadre de l’initiative de Développement de produits agricoles innovateurs, qui appuie les projets scientifiques et technologiques menés par l’industrie.

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8. Nouveau réseau d'innovation en matière d'alimentation animale

Le nouveau réseau d'innovation de l'Ouest canadien en matière d'aliments pour animaux (Western Canadian Feeds Innovation Network - WCFIN) mettra à la disposition des producteurs des quatre provinces de l'Ouest la recherche locale sur les aliments du bétail, annonce la directrice exécutive Colleen Christensen.

Au cours de sa première année d'existence, le WCFIN veillera à mettre en place le savoir-faire en recherche et l'infrastructure nécessaire dans l'Ouest aux fins de la recherche sur les aliments du bétail. L'objectif ultime consiste à créer une base de données interrogeable.

Selon Mme Christensen, cette base de données contiendra tout un éventail de renseignements, allant de la nutrition animale à la phytogénétique, en passant par le génie technique et la transformation.

« Nous voulons savoir qui sont les intervenants en recherche dans l'Ouest et ce qu'ils font », résume-t-elle.

Mme Christensen note que les coûts des aliments pour animaux représentent une part énorme du coût de production, habituellement dans une proportion d'environ 65 p. 100, tous types d'animaux confondus.

« Nous voulons être capables d'accroître l'efficacité de la production animale, qu'il s'agisse de réduire les coûts ou de trouver des ingrédients permettant de produire des animaux pour un marché à créneaux », explique-t-elle.

Elle croit que l'un des grands défis que devra relever l'industrie au cours des cinq prochaines années sera l'utilisation réduite d'agents antimicrobiens et la nécessité de trouver des ingrédients pour aliments du bétail qui rehausseront la santé et la salubrité des animaux.

Le réseau servira d'intermédiaire entre les intervenants, et réunira des scientifiques et des gens d'affaires au moyen d'un langage commun, dit Mme Christensen. L'accent sera mis sur les ressources innovatrices du secteur des aliments pour animaux, dont les producteurs, les transformateurs, les associations de l'industrie et les consommateurs.

Parmi les initiatives futures, mentionnons des colloques de formation et la détermination d'autres occasions de promouvoir les sciences de l'alimentation animale dans l'Ouest.

Mme Christensen espère que le WCFIN contribuera à « multiplier les contacts, afin d'encourager une intégration accrue de la science dans les productions animales ainsi que l'utilisation plus efficace des pratiques d'élevage. Nous espérons attirer un nombre croissant de familles dans ce secteur et accroître l'activité dans des milieux ruraux où tout le monde connaîtra une prospérité à plus long terme. »

Pour obtenir de l'information sur le WCFIN, consultez le site Web à www.wcfin.ca.

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9. Financement offert pour aider les éleveurs de moutons à protéger leurs animaux

Les éleveurs de moutons de l’Île-du-Prince-Édouard pourront construire ou améliorer des systèmes de clôtures afin de protéger leurs animaux contre les maladies susceptibles d’être véhiculées par la faune prédatrice et non prédatrice.

Un nouveau programme, administré par la P.E.I. Sheep Breeders Association et financé par le programme fédéral-provincial Cultivons l’avenir, octroie une partie du financement pour la construction ou l’amélioration d’une clôture électrique à cinq torons à haute résistance.

Ces clôtures contribueront à empêcher les moutons d’entrer en contact avec les animaux porteurs de maladies. Les chiens ou les coyotes susceptibles d’être vecteurs de parasites représentent l’une des menaces les plus courantes pour la santé des moutons. La rage est une autre maladie préoccupante.

Pour présenter une demande de financement, les producteurs doivent être membres de la Sheep Breeders Association, posséder au moins 15 animaux reproducteurs et assister à l’une des deux séances sur la biosécurité. La prochaine séance aura lieu le 14 septembre au Collège vétérinaire de l’Atlantique de 18 h 30 à 20 h 30. Une conférence du docteur Jeff Wichtel est à l’ordre du jour, de même qu’une visite sur le terrain en compagnie d’un représentant d’une entreprise de clôtures.

Il sera possible de devenir membre de l’association pendant les séances d’information. Les personnes qui souhaitent y assister sont invitées à téléphoner au ministère de l’Agriculture en composant le 368-4145 ou le numéro sans frais 1-866-734-3276.

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10. Analyse du marché – Mise à jour sur le marché du canola

Après avoir atteint des sommets au début du mois d'août, les prix à terme du canola à Winnipeg ont évolué en dents de scie dans une fourchette commerciale assez large au cours du dernier mois.

La faiblesse récente des prix du soja et de l'huile de soja à Chicago a exercé une certaine pression à la baisse sur les prix, tout comme les baisses de prix de l'huile de palme en Malaisie et du colza en Europe. Une diminution de la demande du secteur des exportations a aussi contribué à déclencher une régression des prix, les ordres de liquidation spéculative fondés sur les graphiques constituant une nuisance pour le marché.

Toutefois, plus récemment, les préoccupations liées aux conditions météorologiques dans les Prairies ont représenté une source de soutien sous-jacent.

À la limite inférieure de la nouvelle fourchette commerciale, les prix à terme du canola en novembre trouvent un soutien technique aux environs de 430 $ à 440 $ la tonne. À la limite supérieure, le seuil de résistance demeure confiné aux environs de 470 $ la tonne.

Les conditions de récolte ici dans les Prairies attirent de plus en plus l'attention du marché, dans le contexte où l'on rapporte que les conditions fraîches et humides nuisent aux travaux aux champs tandis que les cultures accusent déjà un retard de développement.

Le soutien dont bénéficie le canola provient en grande partie des préoccupations liées aux retards de récolte dans certaines parties de l'Ouest canadien et au risque croissant que le canola non récolté soit sensible aux dommages causés par le gel. On nous signale que le gel a touché pour la deuxième fois les terres basses dans la région de Red Deer, en Alberta. Vers le nord-est de l'Alberta, on rapporte que de violentes tempêtes accompagnées de grêle déciment certaines étendues cultivées. Et, bien entendu, la région de l'Est des Prairies compose avec la pluie depuis quelques jours. Ce n'est pas exactement ce qu'on appelle des conditions idéales.

Un ralentissement des livraisons des agriculteurs a contribué à procurer un peu de vigueur au canola, de même que l'intérêt acheteur constant des entreprises nationales de trituration.

Les influences des marchés extérieurs - notamment les grands marchés des actions et de l'énergie - continuent d'exercer une certaine autorité étant donné qu'elles témoignent de la disposition actuelle du milieu des investisseurs à prendre des risques.

Même s'ils paraissent un peu plus optimistes jusqu'ici cette semaine (en date du 1er septembre), les marchés des actions et de l'énergie ressentent des pressions plus vives. Chaque saison, mes inquiétudes augmentent toujours d'un cran en septembre et en octobre - habituellement l'une des périodes les plus faibles de l'année pour le marché boursier. Et si, à l'échelle mondiale, les négociants commencent à douter de l'ampleur de la reprise économique, ce qui semble être souvent le cas ces jours-ci, et que les négociants deviennent de plus en plus réfractaires au risque, tous les marchés des produits de base en ressentiront la pression.

Toutefois, notre marché du canola continue de se porter plutôt bien pour l'instant. Néanmoins, PFCanada persiste à croire qu'il est nécessaire de fixer le prix d'une partie de la récolte de manière à bloquer les offres au comptant dans la fourchette de 10,20 $ à 10,50 $ en vertu d'un programme de vente graduelle.

À beaucoup plus long terme, si l'on examine la récolte de la prochaine campagne - les possibilités en matière de fixation des prix en vue d'une livraison à l'automne 2011 - le spectre des possibilités est bien limité. Toutefois, on signale par endroits des prix approchant 9,50 $ le boisseau en vue de la livraison en novembre 2011.

Je m'attends à un fort accroissement de la superficie canadienne consacrée au canola en 2011 - et, cet automne, les agriculteurs d'Amérique du Sud devraient ensemencer une superficie qui donnera à nouveau une récolte record de soja l'année prochaine. Un prix proche de ce niveau en vue de la livraison à l'automne mériterait d'être pris en considération, mais à vrai dire, nous n'avons qu'une idée limitée des possibilités dans un avenir aussi éloigné.

Mike Jubinville de Pro Farmer Canada offre de l'information sur les marchés des produits et les stratégies de marketing. Téléphoner au 204-654-4290 ou se rendre à l'adresse http://www.pfcanada.com pour en savoir plus au sujet des services qu'il offre.

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